Le nouvel épisode de la grippe porcine, mexicaine ou « A », nous donne l’occasion de réfléchir sur le rôle de cette organisation.
Soyons clairs, à l’échelle du monde cette grippe est un non évènement. Pourtant l’OMS mobilise des moyens énormes en parlant de pandémie, en refaisant vivre la peur de la grippe espagnole de 1918.
Donc tout le monde est mobilisé, les gouvernements, la presse et les médias pour nous parler des risques qui nous guettent tous et que nous devons être vigilants. Tout notre corpus médical est sur le pied de guerre, les vaccins sont commandés ainsi que les masques, tout en nous disant qu’il ne faut pas paniquer. Tout cela avec des milliards d’euros, alors que les états sont sans moyens dit-on.
Curieusement, on ne parle pas des conditions d’élevage des porcs en Amérique du Nord, de la façon concentrationnaire dont ils sont élevés, favorisant la formation de virus très virulents.
Cela rappelle curieusement l’épisode de la grippe aviaire, dont on a accusé les oiseaux sauvages alors que là aussi les élevages industriels de poulets en Asie étaient en cause. A cette occasion des milliards d’euros ont été investis pour la production de vaccins et que rien n’a été fait pour éliminer la source réelle du virus, l’élevage industriel. Voir http://www.grain.org/articles/?id=50
L’OMS, soi-disant protectrice de notre santé, ne dit rien sur ces sujets. Elle ne dit rien non plus sur quantités d’autres pourtant très importants :
- L’accord qui la lie avec l’AIEA l’empêche de se prononcer sur le nucléaire, ses pollutions et ses risques de prolifération. http://www.independentwho.info/
- L’agriculture intensive engendre des pollutions diffuses qui ont un impact sérieux sur notre environnement et notre santé. Voir le récent film http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/ et http://www.artac.info
- Peu est fait pour faire connaître les dangers des ondes électromagnétiques. http://www.priartem.fr/
- Les nanotechnologies sont peut-être des merveilles technologiques, mais elles se développent alors que les risques n’ont pas été clairement établis. http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?rubrique2
- Les OGM, plantes pesticides, se répandent alors que la population n’en veut pas et que ses dangers sont tus ou du moins minimisés. http://www.infogm.org/spip.php?rubrique11
- En Afrique, on préfère diffuser des médicaments plutôt que de dénoncer les causes des maladies endémiques que sont les guerres, la corruption et la malnutrition. Il est vrai que nos sociétés savent organiser en sous main cette situation. http://survie.org/
- Si notre médecine a fait beaucoup de progrès, beaucoup insistent sur le fait que ces progrès sont plus dus aux progrès de l’hygiène et de l’amélioration des conditions de vie plutôt qu’à ceux de la médecine et que les accidents de la route font peu de victimes en comparaison de celles créées par les maladies iatrogènes et nosocomiales. http://ecoetsante2010.free.fr/article.php3?id_article=375 / http://fr.wikipedia.org/wiki/Iatrog%C3%A8ne
Au vu de ces quelques exemples qui pourraient être bien plus nombreux, on peut vraiment se poser la question : à quoi servent l’OMS et nos ministères de la santé ? A nous faire paniquer avec l’aide de la presse et des médias afin d’imposer des politiques contraires à nos intérêts et notre santé, mais favorables aux intérêts de multinationales ?
Poser la question est presque y répondre, mais peut servir à engager le débat.