La science veut tout comprendre, peser, compter, mesurer, reproduire. Quoi de plus simple, en thérapeutique, de faire appel à des molécules issues de synthèses chimiques que l'on pourra doser au mg près et dont on aura déterminé les cibles et les modes d'action? Cette théorie séduisante et apparemment d'une parfaite rigueur est démentie par la pratique.
En réalité, cette vision très réductrice, focalisée sur des points précis, oublie qu'ils font partie d'un tout, l'organisme, dont on ne peut prévoir l'ensemble des réactions à court ou moyen terme. Elles se découvrent avec les effets indésirables des médicaments et les maladies iatrogènes qu'ils provoquent.