Les Verts ne soutiennent pas une démarche écologique en matière de santé

 
  • mardi 28 novembre 2006.
  • Les Verts dont on pouvait attendre une position avancée sur l’idée d’une médecine écologique montrent en réalité leur vrai visage.

    Ce parti a été investi par tous ceux qui au PS n’ont pas trouvé leur place ou qui on souhaité, par conviction ou par opportunisme politique, donner plus de place aux préoccupations environnementales.

    Cela ne constitue pas un parti écologiste, d’autant que les orientations politiques du parti consistent essentiellement à s’associer au parti socialiste tout en s’efforçant de s’en démarquer. C’est une position intenable sur le plan politique sauf à satisfaire les ambitions électoralistes de quelques uns.

    C’est dans ce contexte que la commission santé des Verts se situe. Une bonne volonté environnementaliste, mais aucune vision écologiste de la santé. De plus, dans toutes les discussions, on s’aperçoit qu’il est important, tout en restant original, de ne pas trop se démarquer des options du PS et surtout, de ne pas fâcher le corps médical. Tout cela dans l’optique d’un futur gouvernement de gauche où les Verts seraient en charge de la santé. Certains se voient déjà ministre de la santé, ou à tout le moins, chef de cabinet.

    Notre projet de colloque sur les médecines non conventionnelles s’inscrit dans une démarche de rupture avec la médecine officielle, ce qui le rend inacceptable par la commission santé des Verts qui se prend déjà à gouverner et à dicter la politique des Verts en matière de santé.

    Du coup, André Cicolella, responsable de la commission nationale santé des Verts, a décidé de ne pas associer les Verts au colloque. Cette décision s’est fait sur la base d’un mensonge, en prétendant qu’un débat a eu lieu et que des votes ont tranché la question. On ne trouvera évidemment aucun procès verbal pour en attester. On objectera sans doute qu’une commission n’a pas vocation à voter à l’issue de tous les débats, mais c’est à la fois l’amateurisme, l’absence de rigueur et le déni de démocratie qui guident ce flou artistique.

    Les projets de cette commission et ainsi, les textes des Verts sont élaborés par une personne et quelques uns de ses fidèles. Si toute la politique des Verts est décidée de cette façon, il n’est pas étonnant de trouver tant de courants en son sein qui révèlent toutes les frustrations démocratiques.

    Plus grave encore, alors que ce parti et les différents mouvements qui pourraient légitiment l’accompagner (CAP 21 ou Génération écologie), sont en mesure de mobiliser 25% [1] d’un électorat qui aspire à des changements pourvu que ceux-ci soient inspiré par un souffle réellement écologique, il atteint péniblement les 5%.

    Si les électeurs Français ne veulent pas, une fois de plus, être l’objet d’un marché de dupes, il faudra que le monde politique soit en mesure de proposer autre chose. Peut y a t’il un espace pour un projet novateur ?

    [1Voir « L’Emergence des Créatifs Culturels », Paul H. Ray et Sherry Ruth Anderson

    Un article du site : Pour une médecine écologique
    http://www.medecine-ecologique.info/article.php3?id_article=40