1999-L’esprit des plantes

Article de Patrick Shan
 
  • dimanche 8 novembre 2020.
  • Dans cet article (revue "Tao Yin", Juin 1999), Patrick Shan nous propose une approche intéressante quant à la découverte des différents produits qui composent la pharmacopée chinoise.

    Afin de présenter "l’esprit" de cet article, nous vous présentons un extrait représentatif.

    Les pharmacopées traditionnelles reposent sur une approche non pas empirique, mais sensible de la médecine qui, dans son sens primitif, était même synonyme de médicament ou de pouvoir de guérison. Ces pharmacopées tiennent compte de la nature intrinsèque des substances comme des humains, de leur milieu de vie, de leur tempérament et de leurs affinités. La physique moderne admet déjà que toute matière est une forme d’énergie ; elle finira sans doute par démontrer comment la médecine chinoise, à l’instar de celle des Indiens d’Amérique, a pu établir sa matière médicale de manière sensible en s’adressant à l’esprit des plantes, en se soumettant au diapason de leur corps vibratoires. Comment expliquer autrement le degré de précision et de complexité de cette pharmacopée, dès son origine ? Sans l’instinct et l’intuition, un milliard d’année ne suffiraient pas pour établir de manière empirique les propriétés médicinales de toutes les substances de cette planète, sélectionner les plus utiles, leur meilleur mode de préparation.

    Mais la médecine occidentale, qui a déjà bien du mal à admettre les notions d’énergie ou d’esprit dans l’être humain, n’est pas à la veille accepter d’idée de guérison par l’énergie ou l’esprit des plantes ! Les deux approches, les biochimique ou sensible, de la nature en général et des médicaments en particulier, ne sont pourtant pas incompatibles ; avec un peu de bonne volonté, elles pourraient sans doute se compléter et s’enrichir mutuellement. Encore faut-il admettre, comme le souligne Isabelle Stengers, "qu’il existe de par le monde une infinité de systèmes thérapeutiques efficaces, que ces systèmes ne sont en aucune manière réductibles au notre, que ce sont véritables systèmes conceptuels et non de vaines croyances".

    Une telle proposition, quant à la découverte des plantes en médecine chinoise, nous rappelle que la découverte des points d’acupuncture et des méridiens n’a sans doute pas pu se passer d’une manière très différente. En effet, jamais l’expérimentation méthodique, même faite pendant des millénaires sur des milliards d’individus n’aurait pu permettre la mise en évidence, ni des méridiens et encore moins des points d’acupuncture.

    Par ailleurs, même les moyens les plus modernes, n’ont pas réussi à mettre en évidence ni les méridiens, et encore moins le Qi circulant.

    Ainsi, si la nature vibratoire de la matière se confirmait, cela donnerait un réel crédit aux travaux de Jacques Benveniste sur la "mémoire de l’eau". Celui-ci a en effet démontré que les très hautes dilutions conservent des effets très importants. Cette mémoire repose sur le transfert d’une information de nature vibratoire sur son support (l’eau).

    De cette façon, on voit que, de la Chine ancestrale à l’homéopathie en passant par la physique, il est nécessaire de garder un esprit ouvert si on veut comprendre le monde du vivant.

    Un article du site : Pour une médecine écologique
    http://www.medecine-ecologique.info/article.php3?id_article=256