A propos du classement sur les maladies nosocomiales

 
  • dimanche 8 novembre 2020.
  • Le Journal du Dimanche indique à son tour « qu’“tableau de bord” des infections nosocomiales va pour la première fois noter les établissements de santé ».

    Maladies nosocomiales : « Le ministère sort son palmarès »

    Le journal précise que ce classement est publié aujourd’hui.
    Le Journal du Dimanche remarque déjà que « les résultats indiquent que seuls 10 % environ des établissements décrochent l’appréciation maximale dans cette lutte, 5 % écopant de la plus mauvaise note ».

    L’hebdomadaire cite Alain-Michel Ceretti, président du Lien, association de lutte contre les infections nosocomiales, qui estime que « les Français peuvent accepter l’idée d’une différence de qualité entre les établissements de soins, mais le niveau de sécurité doit être le même partout ».

    Le Journal du Dimanche ajoute qu’« Alain-Michel Ceretti espère maintenant que les maires des communes qui accueillent les établissements les plus mal notés “rendront des comptes à leurs administrés, comme ils le font pour un carrefour dangereux” ».

    Le journal note que « le ministère de la Santé sait qu’il joue gros. Avec les professionnels de santé, qui n’apprécient pas tous la publication de cette nouvelle géographie des risques sanitaires. Et avec les patients, qui risquent de boycotter les mal notés de la liste ».


    Que peut on penser d’un tel classement ?

    Un reportage sur France Inter ce matin, 7 février, relatait des entretiens avec des personnels d’une petite clinique parisienne parmi les plus mal notées. On y apprend que cette clinique semble manquer de moyens importants, et donc a des difficultés à organiser les mesures nécessaires pour être bien notée. Ils vont donc faire ce qu’il faut. La mère d’une jeune patiente semble même trouver que les mesures de précaution et d’asepsie sont importantes.

    Finalement, on apprend que cet établissement n’a eu aucun cas de maladie nosocomiale. On peut donc légitimement s’interroger sur la nécessité de toutes ces mesures, et même s’il y a un lien, autre que fantasmatique, entre l’augmentation des mesures d’asepsie et l’absence de maladies nosocomiales. A titre d’anecdote, un grand patron de l’hôpital Bichat défendait le principe de garder les fenêtres ouvertes dans les salles d’opération. On a, sans aucun doute, fait des progrès considérables en prenant des mesures d’hygiène à la fin du 19ème siècle, mais il n’est pas certain que les mesures d’éradication de toute vie dans le milieu hospitalier ne soit pas, partiellement au moins, à l’origine des épidémies de maladies nosocomiales.

    Un article du site : Pour une médecine écologique
    http://www.medecine-ecologique.info/article.php3?id_article=243