Yvette Parès

 
  • vendredi 7 août 2009.
  • Professeur à l’Université de Dakar de 1960 à 1992

    Dr es-science

    Dr en médecine

    Directrice du centre de recherches biologiques sur la lèpre de 1975 à 1992

    Directrice de l’Hôpital traditionnel de Keur Massar (Sénégal) de 1980 à 2003

    Elle est également l’auteur de quelques livres sur son expérience africaine :

    Perles de sagesse de la médecine traditionnelle africaine

    Informations

    Éditeur : Éditions Yves Michel

    ISBN : 978 2913492 67 7

    Format : 12 x 22

    Nb de page : 176

    Sous formes d’anecdotes, Yvette Parès raconte ses souvenirs : les rencontres, les bonheurs, mais aussi les difficultés auxquelles elle et son équipe ont été confrontés depuis la création en 1980 d’un Centre de Soins antilépreux, devenu plus tard l’hôpital traditionnel de Keur Massar.

    Entourée de praticiens de la médecine traditionnelle africaine, Yvette Parès découvre la puissance thérapeutique des plantes contre des maladies graves, notamment la lèpre.

    Au milieu de la brousse sénégalaise, sa pratique s’éloigne de la science occidentale pour tout réapprendre des thérapeutes traditionnels, formés de génération en génération dans l’art de soulager et de guérir.

    De la cueillette de noix de cajou dans un darkassou à l’invasion d’abeilles lors d’un repas dans la brousse sénégalaise, de la guérison de Petite Marguerite au patient mordu par un serpent, de la fête des Ancêtres aux grenouilles orphelines, Yvette Parès dessine autant d’épisodes de la vie africaine pris sur le vif.

    Une introduction à la philosophie de vie des Africains.
    Une grande leçon d’humanité pour nous.

    Commentaires d’Yvette Parès en ce mois d’août 2009 :

    Il s’agit des moments forts que j’ai vécu. J’ai le sentiment d’être encore dans la situation. Comme l’épisode des abeilles où Yoro et moi avions la frousse et que j’ai rangé tout doucement l’installation du pique-nique.

    Moments de tendresse, moments d’émotions, graves, sacrés, insolites qu’on n’imagine pas en Europe.Ils montrent aussi le calme et l’harmonie de la nature.
    Je me souviens d’un énorme serpent, lové en une énorme boule au pied d’un arbre, capable de rendre aveugle par un liquide projeté. Je l’ai approché calmement sans peur et le serpent non plus n’a pas eu peur. Ces situations montrent que l’état d’âme joue pour beaucoup.

    Dans les autres cultures, on découvre un contact avec des forces que nous avons oubliées. Ces histoires apportent des sensations et des sentiments nouveaux, des énergies inconnues. Il est nécessaire de raconter ça dans un monde matérialiste pour faire réfléchir. En faire part est en quelque sorte mon testament spirituel.


    La médecine africaine : une efficacité étonnante, Témoignage d’une pionnière

    Informations

    Éditeur : Éditions Yves Michel

    Collection : Santé

    ISBN : 2 913492 28 2

    Format : 12 x 22 cm

    Nb de page : 240

    Yvette Parès arrive à Dakar en 1960. Chercheur en biologie et médecin, elle parvient la première à cultiver le bacille de la lèpre. Cependant les résultats obtenus auprès des malades la déçoivent. Sa rencontre avec un grand maître guérisseur Peul, Dadi Diallo, change profondément son regard sur la médecine occidentale.

    Elle découvre la puissance thérapeutique des plantes africaines : récolte, préparation, prescription. La différence est fulgurante : d’un côté une médecine occidentale qui engendre beaucoup de méfaits (germes résistants, maladies infectieuses plus coriaces, maladies nosocomiales …) et de l’autre, une utilisation efficace des plantes africaines, une parfaite structuration des traitements, et des résultats concrets !

    La création de l’Hôpital Traditionnel de Keur Massar réhabilite la médecine traditionnelle africaine. C’est cette fabuleuse aventure humaine qui nous est racontée. Et après 20 ans d’activité, un bilan apparaît : des résultats remarquables des traitements antilépreux ; prévention de la lèpre infantile, de différentes maladies infectieuses bactériennes, la tuberculose ; et aussi l’essor de la pharmacopée traditionnelle, la création d’associations de tradipraticiens …

    Préface du Dr Jean-Pierre WILLEM

    « Notre souhait le plus profond est que ce témoignage porté sur la médecine traditionnelle africaine suscite de nouvelles conceptions et réalisations pour la santé du monde en mobilisant les savoirs, les intelligences et les cœurs dans un vaste mouvement planétaire. Ne serait-ce pas la meilleure des mondialisations ? » Yvette Parès

    Commentaires

    Voir l’article d’Yves Parès dans BIOCONTACT de mars 2008 : « LA MÉDECINE TRADITIONNELLE AU SÉNÉGAL »

    Cette médecine mêlant savoirs empiriques ancestraux ef rituels pourra surprendre. Pourtant, elle ne dissocie pas ie corps et l’esprit. En cela, elle est holistique....

    "Sous la plume d’une scientifique de haut niveau, les expériences chimiques deviennent de véritables aventures, aussi palpitantes qu’un roman à suspens. Professeur à l’université de Dakar, célèbre pour avoir réussi à isoler le bacille de la lèpre, Yvette Parès raconte comment sa rencontre avec un maître guérisseur a changé son regard sur la médecine occidentale. Elle montre, exemples à l’appui, comment les potions de la médecine traditionnelle africaine peuvent, parfois mieux que les nôtres, vaincre la maladie.

    Son témoignage est un appel adressé à la médecine occidentale à s’ouvrir à d’autres civilisations pour lutter contre les dangers et les virus qui menacent aujourd’hui notre planète. Un livre d’une grande force, qui allie la rigueur à la sincérité." PSYCHOLOGIES MAGAZINE


    Commentaire d’Yvette Parès en ce mois d’août 2009 :

    C’est l’histoire d’une scientifique passionnée par la bactériologie, les bactéries étant à la source de la vie, d’après ce qu’on disait à l’époque. Les bactéries me fascinaient.

    Quand on a vu que les plantes africaines étaient bonnes, ce fut une énorme surprise et un malaise certain au niveau moral : la chimie n’arrive à rien ? J’ai vécu des moments très angoissés.

    Heureusement, Yoro Ba a permis la rencontre avec un grand maître qui m’a impressionnée et m’a acceptée comme disciple pour m’enseigner sa médecine.
    Il s’agit d’une médecine sacrée, qui respecte les plantes et le malade dans son intégrité et sa pudeur. Les moyens sont petits mais il existe des remèdes pour toutes les maladies. Cette médecine enseigne aussi la valeur du silence, de la prière et de l’écoute.

    On écarte le superficiel, les bruits inutiles, les paroles confuses. On retrouve la valeur de la parole.

    Les cueillettes de plantes peuvent susciter des moments d’effroi par exemple avec des serpents. J’apprends alors quelle plante les éloigne par son odeur.

    Ce premier livre décrit le choc de deux cultures qui ne s’opposent pas mais devraient se respecter. Notre culture est tellement arrogante. Vouloir imposer des médicaments chimiques de quelques décennies à une médecine multimillénaire a conduit les Africains à un sentiment d’infériorité qui les a étouffés.

    La médecine officielle a le pouvoir pour elle. Les thérapeutes traditionnels disent : Nous avons le passé derrière nous. Que chacun fasse ce qu’il sait faire.


    SIDA, de l’échec à l’espoir

    Le regard d’une scientifique médecin et tradipraticienne

    Informations

    Éditeur : Éditions Yves Michel

    Collection : Santé

    ISBN : 978-2-913492-45-5

    Format : 12 x 22 cm

    Nb de page : 90

    Le SIDA a progressé sans entrave depuis son émergence en 1981. Tous les plans d’action des pays occidentaux ont échoué ; sa pharmacie industrielle aussi.

    Le professeur Yvette Parès partage avec nous ses réflexions et observations, connaissant à la fois la médecine occidentale et la médecine traditionnelle du Sénégal.

    Elle dénonce succinctement les traitements qui ont été mis au point par l’industrie pharmaceutique, leurs dérives, leur manque de fiabilité à long terme, la désinformation, le marché du médicament et le patient devenu matériel humain, les conséquences de la maladie sur la vie économique et sociale des pays les plus atteints.

    Ce constat d’échec ne doit cependant pas décourager nos efforts, ils doivent changer de cible et s’orienter à la recherche de voies neuves et hardies s’ouvrant à des thérapies véritablement efficaces. Il ne s’agit pas de vues utopiques mais de possibilités qui seraient à portée de nos mains si des obstacles nombreux ne venaient y faire barrage. Des résultats prometteurs déjà obtenus sont, à ce jour, délibérément ignorés par l’Occident.

    Ce chemin d’espoir serait d’ouvrir d’autres voies thérapeutiques, consistant, partout dans le monde et selon les flores locales, comme c’est déjà le cas au Sénégal, à élaborer des préparations médicamenteuses répondant aux exigences de la pandémie.

    Commentaire d’Yvette Parès en ce mois d’août 2009 :

    Des professeurs continuent de donner des médicaments toxiques alors qu’ils sont informés qu’il existe d’autres moyens. Il faut défendre les malades de l’inconvénient des antirétroviraux. On peut agir avec les médicaments africains. De même avec les plantes de France, un manuscrit est déjà écrit, avec des formules à proposer et à choisir. Ainsi, un patient peut être soigné dès le diagnostic posé plutôt que d’attendre une diminution seuil de ses lymphocytes.
    Or, actuellement, on pratique une éducation psychologique des malades pour qu’ils s’adaptent aux effets toxiques !

    Depuis 1988, des traitements par des tradipraticiens étaient établis et nous aurions pu soigner déjà en Afrique puis en Europe. Les états africains n’ont rien fait, les médecins africains n’ont rien fait non plus car ils sont pris par le mirage occidental dont ils ne savent pas s’en sortir pour le bien de leurs frères et sœurs.

    Les associations d’aide aux sidéens vivent de l’argent des multinationales et ne sont pas ouvertes à des traitements alternatifs.
    Quant aux patients, si ce qu’on leur propose n’est pas issu du monde officiel, ils n’y croient pas.

    Un article du site : Pour une médecine écologique
    http://www.medecine-ecologique.info/article.php3?id_article=141